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Le ministère de l’intérieur évoque des «dysfonctionnements inacceptables» pour justifier sa décision de résilier le marché qui le liait à l’entreprise.

Le ministère de l’Intérieur a annoncé vendredi avoir résilié le marché qui le liait avec la société Adrexo, chargée depuis 2020 de la distribution d’une partie des plis électoraux. Dans un communiqué, le ministère a évoqué les «dysfonctionnements inacceptables constatés dans l’acheminement de la propagande électorale lors des élections départementales et régionales» de juin pour expliquer cette décision.

Le 22 juillet, les sénateurs de la commission des lois avaient dénoncé un «fiasco sans précédent» en soulignant les «choix discutables» du ministère de l’Intérieur et le recours aux intérimaires d’Adrexo. Selon La Poste et Adrexo, 26,6 % des électeurs n’auraient reçu aucune propagande pour les élections départementales et 40,3 % pour les régionales avant le deuxième tour de ces scrutins. Des données jugées «sous-évaluées» par la commission des lois.

À VOIR AUSSI – Régionales: Gérald Darmanin reconnaît des «problèmes» dans la distribution de la propagande électorale (21/06/2021)

À la suite d’un accord-cadre conclu par l’État en décembre 2020, la distribution des plis électoraux avait été confiée à Adrexo pendant quatre ans dans sept régions et 51 départements. Partagée avec La Poste (jusqu’alors en situation de monopole), l’attribution d’une partie de la distribution électorale à un prestataire privé faisait suite à la transposition d’une directive européenne sur l’ouverture à la concurrence du service postal.

Le ministère de l’Intérieur a également indiqué que «les mises sous pli seraient dorénavant effectuées par les services des préfectures», conformément à une proposition de Gérald Darmanin, afin d’éviter de nouveaux dysfonctionnements avant la présidentielle de 2022.

Critiquée, la société Adrexo ne distribuera plus la propagande électorale