LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

L’atterrissage d’urgence réussi met fin à plusieurs heures d’effroi. Les 18 passagers et membres d’équipage de l’avion russe qui avait disparu des radars en Sibérie, ont été retrouvés ce vendredi vivants et sans blessures graves. L’appareil, un Antonov exploité par la compagnie « Aviation légère sibérienne » (SiLA), reliait la petite ville de Kedrovy à Tomsk quand il a cessé d’émettre. Pendant quelques heures, l’avion reste introuvable. Dès lors, les autorités s’attendaient au pire. Et pour cause : la disparition de l’avion intervient à peine plus d’une semaine après un autre accident impliquant un Antonov. Le 6 juillet, un An-26 s’est écrasé à l’atterrissage dans la péninsule du Kamtchatka (Extrême-Orient), tuant les 28 personnes à bord. Retour sur le récit de ce « miracle » inattendu.  

Vendredi 16 juillet. Il est 17 heures en Sibérie quand un signal de détresse est envoyé aux services de secours. Les autorités locales se mettent en branle. Elles indiquent qu’un avion de ligne Antonov An-28 avec 17 personnes à bord a disparu des radars dans la région de Tomsk, en Sibérie occidentale. Les informations arrivent aux compte-gouttes. On apprend que l’avion reliait la petite ville de Kedrovy à Tomsk quand « il a cessé de communiquer et un signal de détresse a été détecté ». Les profils des passagers sont rapidement identifiés : l’avion aurait 17 personnes à bord, dont trois membres d’équipage et quatre enfants », ajoute le communiqué. Dans la foulée, deux hélicoptères Mi-8 sont envoyés à la recherche de l’avion disparu. 

Essentiellement fabriqués à l’époque soviétique, les Antonov sont encore utilisés à travers l’ex-URSS dans l’aviation civile et militaire. Ils ont été impliqués dans plusieurs accidents mortels au cours des dernières années. La Russie a nettement amélioré sa sécurité aérienne depuis les années 2000 à mesure que les principales compagnies du pays abandonnaient leurs appareils soviétiques pour des avions plus modernes. Cependant, des problèmes de maintenance et le respect parfois laxiste des règles de sécurité posent toutefois toujours problème, notamment dans les zones éloignées du pays où l’avion ou l’hélicoptère sont privilégiés pour relier les localités isolées.  

Offre limitée. 2 mois pour 1€ sans engagement

Les autorités et la population craignent le pire. En septembre dernier, une seule personne survit au crash d’un avion de transport militaire qui fait 26 morts, pour la plupart des élèves d’une école militaire âgés de 19 à 22 ans. L’Antonov An-26 qui effectuait un vol d’entraînement s’est écrasé à l’atterrissage à deux kilomètres de l’aéroport militaire de Tchougouïv dans l’est de l’Ukraine. Mais quelques heures plus tard, les nouvelles sont bonnes : le ministère régional des Situations d’urgence a indiqué que l’An-28 avait été localisé et semblait avoir effectué un « atterrissage d’urgence », ajoutant que des survivants avaient été aperçus par les secours depuis les airs. 

« Nous avons tous cru à un miracle »

« Les quinze passagers et trois membres d’équipage ont été retrouvés. Toutes les personnes qui étaient à bord sont vivantes », annonce l’agence aérienne Rosaviatsia dans un nouveau communiqué, précisant qu’ils sont transférés vers Tomsk, la capitale de la région. L’engin aérien est retrouvé à environ 150 kilomètres à l’ouest de Tomsk, où il aurait dû atterrir. Aucune blessure grave n’est à déplorer parmi les survivants, les médecins ayant « enregistré principalement des contusions et des écorchures », selon un communiqué publié par les autorités régionales. « Nous avons tous cru à un miracle. Et grâce au professionnalisme des pilotes, il a eu lieu et tout le monde est en vie », a salué le gouverneur de la région de Tomsk, Sergueï Jvatchkine, cité dans le communiqué. 

L’application L’Express

Pour suivre l’analyse et le décryptage où que vous soyez

Télécharger l’app

Une issue d’autant plus miraculeuse quand on voit l’appareil très abîmé posé sur le dos dans la taïga. Les images publiées par des médias russes montrent de la terre à l’intérieur de son habitacle. Selon l’agence Interfax, six des passagers de l’avion ont refusé d’être transportés par voie aérienne vers Tomsk, après avoir été évacués du lieu de l’atterrissage par hélicoptère. « Ils seront emmenés à Tomsk avec un minibus », a déclaré un responsable local, Alexeï Sevostianov. De premières sources avaient fait état de 17, puis de 19 passagers et membres d’équipage à bord de l’Antonov. Citant des sources aéronautiques, l’agence TASS a indiqué que l’avion avait passé tous les contrôles techniques, mais un dirigeant de SiLA a précisé à TASS que l’avion avait été retardé de dix heures en raison de mauvaises conditions météorologiques. 

Opinions

Chronique

Par Sylvain Fort

Ultimatum

par Christophe Donner

Idées et débats

Par Yascha Mounk

Chronique

Par Bruno Tertrais

L’incroyable histoire d’un avion disparu en Sibérie, et retrouvé avec tous ses survivants