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Le Bourses européennes, après un rebond dans la matinée, hésitaient vendredi, rattrapées par les craintes concernant la résurgence des cas de Covid-19 dans le monde et l’accélération récente de l’inflation. Vers 14H00, les principales places boursières européennes évoluaient en ordre dispersé, Francfort cédant 0,16% tandis que Milan (+0,06%) et Londres (+0,03%) se stabilisaient.

La Bourse de Paris accusait quant à elle la plus forte baisse (-0,68%), lestée par le secteur du luxe victime de prises de bénéfices dans le sillage des résultats du britannique Burberry et du suisse Richemont. Après avoir terminé en ordre dispersé jeudi, Wall Street laissait présager une ouverture dans le vert: le contrat à terme sur le Dow Jones prenait 0,11%, celui sur le S&P 500 progressait de 0,13% et celui sur le Nasdaq de 0,17%.

De façon générale, l’humeur a été mitigée sur les marchés cette semaine, les investisseurs «évaluant l’assurance apportée par la Fed (la Banque centrale américaine) d’une politique monétaire souple» face à l’accélération de l’inflation, note Sophie Griffiths, analyste chez Oanda. Son président Jerome Powell a de nouveau répété cette semaine que l’inflation «devrait rester élevée dans les prochains mois avant de ralentir». Même son de cloche du côté de la secrétaire américaine au Trésor, Janet Yellen, jeudi.

Couverture vaccinale insuffisante

Un scénario auquel les investisseurs semblent pour l’heure adhérer, à en juger par la trajectoire récente des taux souverains: ils ont nettement baissé des deux côtés de l’Atlantique, le taux à dix ans américain étant même passé brièvement sous le seuil des 1,30% jeudi.

Du côté des indicateurs, les ventes au détail aux Etats-Unis ont augmenté de 0,6% en juin, plus qu’anticipé. La confiance des consommateurs en juillet sera aussi scrutée de près vendredi par des investisseurs en quête d’indices sur la santé de la première économie mondiale.

Par ailleurs, «dans de nombreux pays, les taux de vaccination ne sont toujours pas à des niveaux tels que la menace d’un nouveau confinement puisse être évitée», continuant à faire peser un risque sur le marché, poursuit Mme Griffiths.

Mais «de solides résultats d’entreprises», dont la saison vient de débuter, «pourraient contribuer dans une certaine mesure à dissiper les inquiétudes persistantes liées au Covid et à donner une impulsion de nature à pousser les indices à de nouveaux plus hauts», estime-t-elle.

Les Bourses européennes mitigées, rebond en vue à Wall Street