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Se dirige-t-on vers une nouvelle escalade des tensions ? Pour la seconde fois depuis la fin de la guerre-éclair à Gaza, l’aviation israélienne a bombardé dans la nuit de jeudi à vendredi des cibles du mouvement Hamas dans ce territoire palestinien. L’intervention a eu lieu en représailles à des lancers de ballons incendiaires, ayant déclenché une dizaine d’incendies dans le sud israélien, a indiqué l’armée peu avant minuit.  

Cette dernière a affirmé avoir ciblé un site militaire du Hamas et un site de lancement de roquettes, situés respectivement à Gaza City et à Khan Younès, ville du sud de cette enclave sous blocus israélien depuis près de quinze ans. Et des journalistes de l’AFP dans la bande de Gaza ont fait état de déflagrations.  

Tirs vers des villes israéliennes

Après ces frappes israéliennes, des militants de la brigade al-Qassam, branche armée du Hamas, « ont tiré à la mitrailleuse » vers des villages israéliens ceinturant la bande de Gaza et des drones patrouillant le ciel, a indiqué à l’AFP un responsable du mouvement.  

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Les sirènes ont retenti dans nombre de villages israéliens limitrophes de la bande de Gaza, mais l’armée israélienne a précisé que leur déclenchement « n’était pas lié à des roquettes » mais à des tirs depuis Gaza. 

Il s’agit de la seconde série de frappes israéliennes dans la bande de Gaza depuis le début de la semaine et la fin de la guerre de 11 jours, du 10 au 21 mai dernier, avec le mouvement islamiste armé Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, micro-territoire palestinien de deux millions d’habitants. 

Cessez-le-feu fragile

Ces nouveaux échanges de tirs interviennent alors que l’ONU et l’Egypte tentent de consolider le cessez-le-feu fragile qui a permis de mettre fin à cette guerre-éclair, et à l’approche de la visite, prévue à partir de samedi, aux Etats-Unis du chef de l’armée israélienne, le général Aviv Kohavi. Ce dernier doit se rendre notamment en Floride, au siège du Commandement militaire pour le Moyen-Orient, et reviendra avec ses interlocuteurs américains sur la guerre qui a opposé pendant onze jours l’Etat hébreu et le Hamas. 

Outre la reconstruction de l’enclave densément peuplée et sous blocus israélien, le chef de l’armée israélienne doit discuter avec ses homologues américains d’un possible accord d’échanges de prisonniers et de l’Iran, ennemi n°1 de l’Etat hébreu, qui entretient des relations privilégiées avec le Hamas. 

En parallèle, le Hamas s’est dit ouvert à des négociations « indirectes » concernant un échange de prisonniers, Israël souhaitant rapatrier les corps de deux soldats tués en 2014 et de deux civils, entrés de leur propre gré à Gaza et détenus depuis. Le retour des dépouilles des deux soldats sont un « prérequis à tout développement important » à propos de Gaza, a indiqué jeudi à l’AFP un responsable de l’armée israélienne. 

Premières violences mercredi

Pour l’heure, les tensions restent vives. Mercredi, des ballons incendiaires ont été lancés vers Israël, plusieurs heures après des frappes israéliennes sur l’enclave palestinienne en riposte à des lancers similaires. Les premières violences depuis la fin de onze jours de guerre le 21 mai entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste. Les frappes aériennes israéliennes ont elles visé des sites du Hamas, utilisés notamment pour des « réunions », d’après l’armée. Elles n’ont pas fait de victime. 

Ces frappes étaient aussi les premières menées par l’Etat hébreu depuis l’entrée en fonction dimanche d’un nouveau gouvernement mené par l’ex-ministre de la Défense Naftali Bennett, qui a mis fin à douze ans de pouvoir ininterrompu de Benyamin Netanyahou. Selon un communiqué du bureau du Premier ministre, Naftali Bennett a évoqué mercredi avec le chef d’état-major Aviv Kochavi les « enjeux sécuritaires actuels ». Ils « ont discuté des leçons à tirer de l’opération dans la bande de Gaza » en mai. 

Pendant cette guerre de onze jours, 260 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza parmi lesquels des combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait treize morts, dont un soldat, d’après la police et l’armée. Mercredi, le ministère de la Santé en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël, a rapporté la mort d’une Palestinienne tuée par l’armée israélienne. Celle-ci a affirmé que la femme avait tenté d’attaquer des soldats avec un couteau. 

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La veille, une marche controversée de militants nationalistes et de l’extrême droite israélienne à Jérusalem-Est avait déjà fait craindre la reprise des hostilités entre Israël et le Hamas. Le mouvement islamiste, qui a fait de la défense de Jérusalem son cheval de bataille ces dernières semaines, avait menacé Israël de représailles si cette marche gagnait notamment le quartier musulman de la Vieille ville. Le conflit de mai avait d’ailleurs éclaté le jour où cette marche devait avoir lieu mais qui avait été finalement repoussée. 

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