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Le gouvernement cubain s’est dit prêtà défendre la révolution « coûte que coûte », face à des manifestations historiques dimanche contre la « dictature » et le pouvoir communiste.

Excédés par la crise économique, des milliers de Cubains sont descendus dans les rues aux cris de « Liberté! » et « A bas la dictature ». Une mobilisation inédite à Cuba où les seuls rassemblements autorisés sont généralement ceux du Parti communiste

« La révolution cubaine, nous la défendrons coûte que coûte! », a clamé sur Twitter le vice-ministre des Affaires étrangères, Gerardo Peñalver, en partageant une vidéo de partisans communistes défilant aux cris de « Je suis Fidel! » tout en brandissant des drapeaux cubains.

« L’ordre de combattre »

Pris par surprise par des manifestations spontanées qui ont éclaté dans diverses villes du pays, dont la capitale La Havane, le président Miguel Diaz-Canel a donné aux révolutionnaires « l’ordre de combattre », les appelant à « sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et dans les prochains jours ».

Miguel Diaz-Canel s’exprimera ce lundi à la télévision, avec une partie de son gouvernement. Le calme semble revenu après les échauffourées de la veille qui ont conduit à plusieurs dizaines d’arrestations.

Moscou et Cuba redoutent une « ingérence étrangère »

S’il a reconnu ‘l’insatisfaction’ que peuvent ressentir certains Cubains, Miguel Diaz-Canel a également accusé l’ennemi de toujours, Washington, d’être à la manœuvre. Le gouvernement américain a réagi dès dimanche en mettant en garde les autorités cubaines contre tout usage de la violence à l’encontre de « manifestants pacifiques ».

La Russie a, elle, mis en garde ce lundi contre toute « ingérence étrangère » dans la crise qui secoue Cuba, un pays allié de Moscou. Le ministère russe des Affaires étrangères a indiqué « suivre de près l’évolution de la situation à Cuba et aux alentours ».

Les relations diplomatiques entre Cuba les Etats-Unis, après une brève réconciliation entre 2014 et 2016, sont au plus bas depuis le mandat de Donald Trump qui a renforcé l’embargo en vigueur depuis 1962. Ces sanctions, ainsi que l’absence de touristes due à la pandémie, ont plongé Cuba dans une profonde crise économique et généré un fort malaise social.

la colère éclate dans les rues, Washington s’inquiète, Moscou met en garde contre toute « ingérence »