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L’Italie est de retour au sommet! Les Azzurri, en pleine renaissance, ont brisé le rêve de l’Angleterre aux tirs au but (1-1, 3-2 t.a.b.) pour s’adjuger un deuxième titre européen, dimanche en finale de l’Euro à Londres, dans le volcan incandescent et indiscipliné de Wembley, temple du foot au coeur gros.

La Mère patrie du ballon rond pensait enfin ramener un titre à la maison, cinquante-cinq ans après le dernier acquis en Coupe du monde 1966. Mais la bande de Gordon Banks, Bobby Charlton et Geoffrey Hurst, tombeuse de la RFA à domicile, n’a pas encore trouvé de successeurs.*

Donnarumma écoeure ses adversaires

C’est finalement l’Italie du mister Mancini, pourtant douchée d’entrée par les Anglais (2e, 1-0), qui monte sur le trône laissé vacant par les Portugais, champions d’Europe en 2016 sur le terrain des Français. La malédiction du pays hôte a cette fois frappé l’Angleterre, pourtant portée par la ferveur incroyable d’un peuple passionné et qui a tout donné.

Mais au petit jeu des tirs au but, les Anglais se sont littéralement écroulés, malgré deux arrêts de Jordan Pickford. Marcus Rashford, Jason Sancho et Bukayo Saka ont raté leur tentative, laissant le gardien italien Gianluigi Donnarumma exploser de bonheur, devant la tribune désormais éteinte des plus fervents supporters anglais.

C’est une véritable douche froide pour la sélection des «Three Lions», persuadée que son heure était enfin venue.

A l’intérieur de Wembley, 67 173 spectateurs selon l’UEFA étaient massés les uns contre les uns, en très grande majorité des Anglais. Quelque 7 500 tifosi étaient présents, ainsi qu’un parterre de personnalités comme le Premier ministre britannique Boris Johnson, le président italien Sergio Mattarella, l’acteur Tom Cruise ou l’ex-footballeur David Beckham.

Sur les écrans, le prince Williams est apparu hilare au moment de l’ouverture du score anglaise, survenue après seulement une minute et cinquante-sept secondes.

L’Angleterre avait parfaitement débuté…

L’identité de l’improbable buteur y était aussi peut-être pour quelque chose: Luke Shaw a attendu le jour de son 26e anniversaire pour inscrire son premier but en sélection, dépassant un record de précocité dans une finale de l’Euro qui datait depuis 1964.

«Lucky» Luke a dégainé d’une demi-volée sèche au second poteau à la réception d’un centre de Kieran Trippier, l’invité surprise du onze de départ anglais, après une montée de balle du capitaine Harry Kane qui a fait lever tout le stade.

L’Italie n’a jamais renoncé

Avec leur jeu court et leurs dribbles habiles, les Azzurri ont bien essayé de remettre l’église au centre du village, mais Federico Chiesa a manqué sa première tentative (34e) et Lorenzo Insigne n’a pas fait mieux (51e).

A force de pousser, ils ont pourtant fait craquer leurs rivaux.

Pickford n’a pas suffi

Jordan Pickford a repoussé l’échéance une première fois avec sa main ferme sur une frappe de Chiesa (62e), mais pas la seconde. Il a certes repoussé une tête de Marco Verratti sur le poteau, mais l’inusable défenseur Leonardo Benucci a bien suivi (67e).

Neuf ans après sa dernière finale d’Euro, perdue en 2012 contre l’Espagne (4-0), la Nazionale rentre chez elle avec un nouveau titre et encore plus de certitudes encore qu’au début du tournoi. Sous l’impulsion de Roberto Mancini, elle s’est replacée dans la cour des grands et dans plus d’un an, elle lorgnera forcément sur la Coupe du monde au Qatar.

Football / Euro-2020. L’Italie brise le rêve de l’Angleterre et devient championne d’Europe pour la deuxième fois