LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

LA VÉRIFICATION – En juin, Londres est redevenue la première place européenne sur le marché des actions. Les politiques et analystes qui prédisaient une catastrophe financière pour le Royaume-Uni se sont-ils trompés ?

LA QUESTION. On promettait à la City le «Brexodus». Le terme – contraction de Brexit et exodus, exode en anglais – laissait penser que Londres connaîtrait une hémorragie de capitaux et de talents vers l’Europe continentale après la date effective du Brexit. Le cabinet de conseil allemand Oliver Wyman avançait des chiffres : 65 à 70.000 emplois étaient menacés dans l’industrie financière londonienne en cas d’accès restreint au marché de l’UE, comme c’est le cas depuis le 1er janvier. Le cercle de réflexion bruxellois Bruegel considérait lui que la moitié de ces emplois menacés se réimplanteraient dans l’Europe des 27.

Ces dernières semaines, de grandes banques comme Morgan Stanley ou JP Morgan ont transféré certaines activités de la City vers Paris ou Francfort. «3000 emplois financiers ont déjà été relocalisés en France (depuis la City), et ce n’est qu’un début», s’est ainsi félicité Emmanuel Macron la semaine dernière dans les nouveaux locaux de JP Morgan à Paris. En février, Amsterdam est même devenue, devant Londres, la première place européenne sur le marché des actions… Avant d’être à nouveau détrônée par Londres au mois de juin. Des annonces nombreuses, parfois contradictoires dont on peine souvent à prendre la pleine mesure. De quoi s’interroger : Londres a-t-elle vraiment perdu son statut de capitale financière mondiale à cause du Brexit ?

VÉRIFIONS. En matière de délocalisations, plusieurs critères s’imposent pour en évaluer l’ampleur. Le nombre de postes, le nombre d’entreprises et la valeur des actifs transférés à l’étranger. D’après le groupe

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 77% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 1€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

La City souffre-t-elle vraiment du Brexit ?