LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

La population de loups gris progresse en France mais à un rythme plus lent, a indiqué vendredi l’Office français de la biodiversité (OFB), avec un niveau d’attaques élevé contre les troupeaux.

., a indiqué Nicolas Jean, en charge du suivi des grands prédateurs à l’OFB.

« Ne pas être alarmiste »

En 2020, la progression avait été de 9% et encore plus marquée les années précédentes. « Il y a un tassement de l’accroissement de l’effectif de population » de cette espèce protégée en France et en Europe mais « il ne faut pas être alarmiste », a commenté Nicolas Jean.

Les explications sont multiples : « une des plus probables est l’impact des tirs car on prélève 20% de l’effectif » des loups, indique-t-il, un pourcentage qui comprend les tirs officiels pour protéger les troupeaux mais aussi les actes de braconnage. Ce à quoi s’ajoutent les morts dues à des maladies et aux collisions avec des voitures.

Le loup gris, éradiqué en France par l’homme, a fait son retour en 1992 en provenance d’Italie et étend petit à petit son territoire. Si des loups isolés sont observés dans de nouveaux départements, comme en Seine-Maritime en avril 2020, dans l’Aube et la Haute-Marne à l’automne 2020, sa présence reste concentrée dans les massifs alpins et provençaux.

L’objectif de 2023 déjà atteint

Le plan national loup prévoyait d’atteindre seulement en 2023 un seuil de 500 individus, qui correspond à l’aptitude d’une population à moyen terme (100 ans) « à résister au risque d’extinction ».

Plus de 11 000 têtes de bétail ont fait l’objet de prédations, dont plus de 10 000 moutons et brebis sur un effectif évalué à 3,4 millions de brebis dans les 39 départements concernés, loin devant les chèvres et les bovins.

« Pour la troisième année consécutive, les dommages sur troupeaux se stabilisent » mais restent à un niveau élevé, avec environ 3 700 constats d’attaque faits en 2020, une grande partie se concentrant en Auvergne-Rhônes-Alpes, selon la Direction régionale de l’environnement (Dreal) d’Auvergne-Rhônes-Alpes. « Une cinquantaine de troupeaux concentre 30% des attaques », précise Nicolas Jean.
Plus de 11.000 têtes de bétail ont fait l’objet de prédations, dont plus de 10.000 moutons et brebis sur un effectif évalué à 3,4 millions de brebis dans les 39 départements concernés, loin devant les chèvres et les bovins.

Biodiversité. En France, la population de loups gris progresse, mais plus lentement