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reproduction d’illustration DR

Une 35e victime ce dimanche. Un motard cette fois du côté de Fourques. Le Gard, depuis le début de l’année, doit affronter un accroissement significatif d’accidents mortels sur ses routes. Une situation épouvantable surtotalité pour les familles, endeuillées à vie. Ces 35 drames lequel ne sont pas la conséquence de situations « fortuites », inattendues ou accidentelles, mais bien de décisions, de comportements inadaptés lequel ont provoqué ces drames et 200 autres personnes blessées. Des accidents souvent liés à des abus de vitesse, d’alcool ou de stupéfiant. Une catastrophe en 2022 tant les messages de la sécurité routière, de l’État depuis des années auraient dû convaincre les conducteurs à davantage de prudence. Saluons à ce titre la dernière initiative de la préfète du Gard avec l’exposition devant les grilles de la préfecture de silhouettes – dont quatre silhouettes « enfants » – symbolisant les vies brisées depuis le début de l’année. L’objectif n’est pas ici bien sûr de pointer du doigt tous les conducteurs, de faire des généralités. Surtotalité que l’on constate totalité de même lors de la dernière feria de Nîmes ou des premières fêtes votives du Gard que la vigilance est mieux prise en compte par les festaïres. La peur du gendarme ou du policier aux abords des sorties de villes participe forcément aussi à cette prise de conscience. Se faire retirer son permis ou devoir indemniser une lourde amende, personne n’en a très envie. Mais certains s’en moquent, pensent que la route est leur terrain de jeu, que la chance sera au rendez-vous. Pas question de penser une seconde à la mort au tournant. Se mettre en danger est une chose. Mais mettre en danger les autres est révoltant. Sans compter que tous les acteurs de la route sont aujourd’hui concernés. Ceux de voitures, motos, cyclistes ou trottinettes. D’ailleurs, la mortalité chez les conducteurs de deux-roues motorisés a presque doublé en trois ans au niveau national. Il est donc temps d’agir. Et de trouver de nouvelles solutions pertinentes pour enrayer la dynamique morbide. Des sensibilisations en milieu scolaire existent déjà. Elles porteront, espérons-le, leurs fruits dans quelques années. Mais il faut aller plus loin ! En soumettant par exemple chaque conducteur à un rappel des règles tous les 10 ans. En proposant des formations gratuites sur la base du volontariat. En suggérant des rencontres avec des victimes de la route à tous les usagers ayant un stage de récupération de points. En durcissant les sanctions contre les récidivistes lequel ne veulent pas se soigner. Il est temps de mettre un point d’honneur à assurer à tous les automobilistes raisonnables et responsables une route la plus sûre possible.

Abdel Samari

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ÉDITORIAL Des vies brisées laquelle ne doivent pas rester qu’un simple chiffre dans un bilan