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L’Italie éternelle en finale de l’Euro! Pliant sans rompre, la «Nazionale» a dompté l’Espagne aux tirs au but mardi (1-1 a.p., 4-2 t.a.b.) pour briguer le titre contre le vainqueur de l’autre demi-finale entre Angleterre ou Danemark, attendue mercredi par tout un peuple à Londres.

De retour en finale neuf ans après sa déroute (4-0) à Kiev contre… la «Roja», la sélection italienne, en reconstruction après plusieurs années sombres, a trouvé la lumière au bout du tunnel, devant les tribunes incandescentes d’un stade de Wembley qui espère vibrer tout autant mercredi soir.

Au cours de cette bataille palpitante, l’Espagne a dominé et Alvaro Morata (80e) a fini par répondre à l’ouverture du score à contre-courant de Federico Chiesa (60e). Mais le réalisme italien a prévalu lors de la séance de tirs au but avec deux arrêts de l’excellent gardien italien Gianluigi Donnarumma, avant la frappe décisive de Jorginho, synonyme de finale.

C’est donc la «Nazionale», invaincue depuis 33 rencontres, qui briguera son deuxième sacre continental après 1968, dimanche dans ce même stade de Wembley, avec l’ambition d’effacer ses échecs de 2000 et 2012. Ce sera contre le Danemark ou l’Angleterre, pays-hôte du dernier carré de cet Euro disséminé dans onze villes de onze pays.
Avec 60.000 spectateurs bigarrés en tribunes, Wembley a chanté, Wembley a vibré… malgré les restrictions sanitaires à l’entrée du territoire britannique qui rendaient quasiment impossible la présence des supporters venus de l’étranger face à la flambée du variant Delta du Covid-19, beaucoup plus contagieux.
Dans cette ambiance bouillante et légèrement plus favorable aux Italiens, l’Espagne a longtemps réussi ce qu’aucune équipe n’avait accompli dans cet Euro: sevrer l’Italie du ballon et la contraindre à jouer sur la défensive.

 L’Italie plus lucide

Mais sans véritable avant-centre de métier, la «Roja» n’a pas réussi à conclure. Et sur l’une des plus belles occasions de la première période, Dani Olmo a vu sa tentative stoppée par l’excellent Donnarumma (25e).
Tant et si bien qu’à l’heure de jeu et contre le cours de la partie, l’Italien Federico Chiesa a ouvert le score d’un tir enroulé ne lucarne (60e).

La «Roja» n’a pas désarmé: le sélectionneur Luis Enrique a fait rentrer l’attaquant Alvaro Morata et ce dernier a ramené l’Espagne à hauteur avec sang-froid (80e).

Prolongation, donc, la troisième en trois matches pour l’Espagne, soit l’équivalent d’un match supplémentaire de 90 minutes par rapport à son adversaire, peut-être plus lucide dans la séance de tirs au but où Dani Olmo puis l’infortuné Morata ont vu leur tentative arrêtée.

Hurlant leur joie, les Azzurri ont communié dans la nuit londonienne, avant de dédier la qualification à leur coéquipier Leonardo Spinazzola, gravement blessé au talon d’Achille au tour précédent.

Euro 2021 / Demi-finale. L’Italie au bout de la souffrance pour éliminer l’Espagne