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D’après les professionnels, les ventes sont 15 à 20% moins élevées qu’en 2019. Elles sont toutefois au-dessus de leur niveau de 2020.

Les soldes d’été ont démarré depuis déjà près d’une semaine… Et le bilan est plutôt mitigé. «Nous nous attendions à plus d’intérêt de la part des consommateurs, les ventes sont assez molles», reconnaît Franck Hoet, représentant de la Fédération nationale de l’habillement dans les Hauts-de-France.

Initialement prévues du 23 juin au 20 juillet, les dates des soldes ont été décalées d’une semaine pour laisser aux commerces un peu plus de temps pour écouler leurs produits aux prix classiques. «Les ventes sont 15 à 20% moins élevées que lors la première semaine des soldes de 2019 mais sont tout de même en hausse par rapport à 2020, met en avant Francis Palombi, président de la Confédération des commerçants. Les dates sélectionnées ont été une bonne décision.» En 2020, les soldes d’été avaient été déplacées du 15 juillet au 11 août.

Colère des commerçant à l’égard des « Prime days » d’Amazon

Les craintes autour d’une reprise de l’épidémie de Covid-19 freinent donc encore les ventes, par rapport à 2019. Mais d’autres raisons sont pointées par les professionnels : des ventes privées proposées tout au long de l’année, un temps relativement maussade ainsi qu’une envie plus forte des Français de profiter de l’ouverture encore récente des bars et restaurants. «Nous avons connu une grosse affluence après le 19 mai, au moment du déconfinement mais cela s’est calmé depuis», regrette Franck Hoet de la Fédération nationale de l’habillement. Un constat partagé par la marque de prêt-à-porter Berenice : «Les clients ont eu suffisamment de promotions avec les ventes privées. Les soldes ne les attirent plus vraiment.»

Les deux jours de « Prime days » proposés par Amazon ont également insurgé l’ensemble de la profession. Le géant américain de l’e-commerce a en effet maintenu son opération commerciale de promotions en France les 21 et 22 juin, malgré la colère des associations représentatives de commerçants. Une opération qui a enregistré une année record, selon le patron français du groupe, mettant en avant une croissance à deux chiffres.

Cette période de solde ne permet pas encore aux commerçants de réellement diminuer leur niveau de stock élevé. «Les stocks restent lourds. Le secteur de l’équipement à la personne reste en difficulté », met en avant Francis Palombi de la Confédération des commerçants. Une aide pour compenser l’accumulation de stocks est d’ores et déjà versée aux commerces de l’habillement, de la chaussure, du sport et de la maroquinerie, fermés en novembre lors du deuxième confinement et qui ont eu des difficultés à écouler leurs stocks, d’un montant moyen de 5694 euros. La deuxième démarque arrive dans les prochains jours, à voir si elle permettra de convaincre plus de consommateurs de profiter des promotions estivales…

un bilan mitigé pour la première semaine de promotions