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Malgré la pénurie de semi-conducteurs et 600.000 voitures vendues en moins, le bénéfice net a atteint 15,4 milliards d’euros.

Le géant allemand de l’automobile Volkswagen a affiché en 2021 un résultat en forte hausse, défiant la baisse des ventes due à la pénurie de puces, et s’attend en 2022 à une rentabilité stable sous réserve de l’impact économique incertain de la guerre en Ukraine.

Le bénéfice net progressé de 75% à 15,4 milliards d’euros en 2021 alors que le groupe aux douze marques n’a vendu que 8,6 millions de voitures: 6% de moins qu’en 2020 et 2,4 millions d’unités en dessous du niveau de 2019. Le chiffre d’affaires a cependant progressé de 12%, notamment grâce à «de meilleurs prix» et des économies sur les coûts fixes de 4 milliards d’euros comparé à 2019. «Nous avons appris ces deux dernières années à mieux compenser les effets de crises sur notre entreprise», a relevé le directeur financier Arno Antlitz lors d’une conférence en ligne. «Les clients étaient prêts à acheter des voitures mieux équipées», donc plus chères et «les marques premium ont mieux traversé l’année» que les marques dites de «volume» moins chères, a détaillé Arno Antlitz.

Par ailleurs, Volkswagen a pu accorder moins de rabais et concentrer l’approvisionnement en semi-conducteurs sur l’Europe au détriment d’autres régions moins profitables, ce qui a également tiré les marges, a-t-il ajouté. Défiant la baisse généralisée, les ventes de voitures purement électriques ont «quasiment doublé» à 452.900 unités.

Incertitude causée par la situation en Ukraine

Pour 2022, le deuxième groupe automobile mondial prévoit une hausse de ses ventes entre 5% et 10%, avec un impact persistant de la pénurie de puces malgré une amélioration «progressive». La hausse des revenus devrait se situer entre 8% et 13% avec une marge d’exploitation, indicateur très suivi par le marché, entre 7% et 8,5% contre 7,7% en 2021 et 4,3% en 2020.

Ce pronostic dépendra toutefois «de l’évolution de la guerre en Ukraine et de son impact sur les chaînes d’approvisionnement et l’économie mondiale», selon un communiqué. «Il n’est pas encore possible de prédire ces conséquences avec certitude», selon Arno Antlitz. Le groupe a dû interrompre temporairement sa production sur plusieurs sites allemands, dont une partie de son usine historique à Wolfsburg et Zwickau, sa plus grande production de voitures électriques, par manque d’approvisionnement depuis l’Ukraine. «Nous avons beaucoup de fournisseurs importants de câbles en Ukraine», a expliqué le directeur financier. «Nous travaillons sur des stratégies pour nous tourner vers d’autres fournisseurs en Europe de l’est ou en Afrique du Nord.» La hausse des prix des matières premières va également «avoir un impact sur notre activité à moyen terme», selon le responsable.

Malgré la tourmente sur les marchés boursiers internationaux, les préparatifs pour l’introduction en Bourse «au quatrième trimestre» du constructeur de luxe Porsche «progressent comme prévu». «Nous sommes optimistes d’atteindre cette fenêtre de tir», a affirmé Arno Antlitz.

le bénéfice net progresse de 75% en 2021