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Lagos croule déjà sous la surpopulation

Poussés à quitter les campagnes faute d’avenir, de nombreux Nigérians se ruent sur Lagos. « Les autorités de la ville essaient de faire face à cet afflux en construisant de nouvelles infrastructures, mais, hélas, ce n’est pas suffisant », déplore Ganiyat Adesina-Uthman, professeure d’économie à la National Open University of Nigeria, à Lagos. Près de 20 millions de personnes habitent dans la tentaculaire capitale économique nigériane. 

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Bâtie à l’origine sur une lagune, la mégapole peut difficilement s’étendre. Pourtant, sa population devrait être multipliée par 2,5 d’ici à trente ans, selon les Nations unies. Les autorités misent sur la destruction de quartiers insalubres, remplacés par des zones résidentielles plus adaptées. Mais la solution doit être nationale. « Les autres Etats du pays doivent améliorer les conditions de vie chez eux pour limiter la migration et soulager ainsi Lagos », estime Ganiyat Adesina-Uthman. 

L’immigration dynamise les Etats-Unis

Contrairement à d’autres pays occidentaux, les Etats-Unis devraient voir leur population augmenter d’ici à la fin du siècle. La raison ? Des flux migratoires permettant de compenser la baisse du taux de fécondité américain. Selon l’ONU, la population américaine passerait de 331 millions d’habitants en 2020 à 434 millions en 2100, ce qui soutiendrait l’économie nationale. Dans le même temps, les effectifs du rival chinois diminueraient de plus d’un quart ou de moitié, selon les sources. 

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Ce coup de pouce migratoire est cependant à double tranchant. « Si l’immigration joue de manière positive d’un point de vue économique, elle suscite aussi des tensions raciales dans une société américaine dont la communauté blanche est sur le déclin », rappelle Michel Guillot, directeur de recherche à l’Institut national d’études démographiques (Ined). Donald Trump s’est ainsi fait élire en 2016 en promettant de construire un mur à la frontière avec le Mexique. De quoi remettre en cause les prévisions ? « Les flux migratoires sont fortement soumis aux aléas politiques », concède Nicholas Eberstadt, démographe du think tank American Enterprise Institute (Washington). 

La natalité, autre versant du conflit israélo-palestinien

Longtemps, les bébés palestiniens ont inquiété Israël. « Le ventre des femmes arabes reste mon arme la plus puissante », avait déclaré le leader palestinien Yasser Arafat dans les années 1990, lorsque le taux de natalité était de 8,3 enfants par femme dans les territoires palestiniens, trois fois celui de l’Etat hébreu. Un déséquilibre qui a poussé l’ancien Premier ministre Ehud Olmert à concéder des terres à l’Autorité palestinienne en 2007, par crainte d' »une bataille démographique faite de sang et de larmes » en Israël. 

« Depuis, le nombre d’enfants par femme a chuté en Palestine, se stabilisant à 3,8 par foyer palestinien, un taux légèrement supérieur à celui d’Israël », indique Mustafa Khawaja, du Bureau central des statistiques de Palestine. Et ce, en raison de la détérioration de la situation économique. 

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A l’inverse, sous l’impulsion des ultraorthodoxes, la population juive israélienne ne cesse d’augmenter et devrait doubler d’ici à 2050. De quoi rassurer les dirigeants israéliens, et les encourager à conserver le statu quo avec les autorités palestiniennes. 

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