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Les Bourses européennes chutent lourdement après l’attaque sur l’Ukraine lancée dans la nuit. Les entreprises présentes en Russie s’écroulent.

Jeudi noir en vue sur les marchés. Les Bourses européennes plongent après le lancement par la Russie d’une attaque militaire contre l’Ukraine. Paris dégringole de 3,13%, Francfort de 4,32%, Londres de 2,5%. L’Eurostoxx 50, indice européen de référence, chutait de 3,14%. La Bourse de Moscou plonge même de plus de 30%. Un plongeon qui ne semble pas inquiéter les dirigeants moscovites qui estiment que la réaction «émotionnelle» des marchés était prévisible.

Le président russe Vladimir Poutine a annoncé jeudi dans la nuit le début d’une «opération militaire» en Ukraine, Kiev affirmant de son côté qu’une «invasion de grande ampleur» était en cours.
La situation géopolitique fait souffler un vent de panique sur les marchés mondiaux. «Il n’est probablement pas exagéré de dire que l’Europe se trouve aujourd’hui dans sa situation la plus dangereuse depuis la Seconde Guerre mondiale», s’inquiète Michael Hewson, analyste chez CMC Markets UK.

Le Brent à plus de 100 dollars, le rouble en chute libre

Le baril de pétrole Brent de la mer du Nord a dépassé les 100 dollars pour la première fois depuis 2014, l’offensive russe en Ukraine suscitant des inquiétudes sur l’éventualité d’une guerre en Europe et ses conséquences en matière d’approvisionnement énergétique mondial. Du côté du gaz naturel, le marché de référence en Europe, le TTF (Title Transfer Facility) néerlandais, s’envole de plus de 20% par rapport à la veille. Le prix de l’aluminium a atteint un nouveau record historique à près de 3400 dollars la tonne. Le rouble est tombé en début de matinée à un plus bas historique à 90 roubles pour un dollar. La Banque centrale russe a annoncé jeudi commencer des «interventions» sur le marché des changes pour tenter de «stabiliser la situation».

Ruée sur les valeurs refuge

Les investisseurs se ruent sur les traditionnelles valeurs refuge, et notamment la dette des États jugés les plus solides. Les taux qui évoluent en sens inverse de la demande reculent fortement. Le rendement du Treasuries à dix ans chute de dix points de base, à près de 1,87%, et le deux ans de neuf points de base, à 1,5%. Les devises refuges comme le dollar ou le yen sont logiquement recherchées. À Paris les entreprises très présentes en Russie s’écroulent : Renault, présent via sa filiale Avtovaz, perd 7% après avoir lâché plus de 10% lors des premiers échanges. Société Générale, présent via Rosbank, perdait 6% et Alstom, qui a une participation de 20% dans le constructeur ferroviaire Transmashholding, 4,50%.

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Vent de panique sur les marchés financiers après l’offensive russe en Ukraine