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Elles sont aussi une majorité (58%) à prévoir une augmentation de leurs prix de vente cette année, selon un baromètre trimestriel de Bpifrance et l’institut Rexecode.

La moitié des dirigeants de très petites entreprises (TPE) et de PME comptent augmenter le salaire de leurs collaborateurs en 2022, selon un baromètre trimestriel publié mercredi par la banque publique Bpifrance et l’institut Rexecode.

Alors que les difficultés de recrutement constituent le premier frein à l’activité des PME, ces hausses de salaire sont aux trois quarts motivées par la volonté de fidéliser les salariés, d’après les résultats de l’enquête menée du 31 janvier au 9 février auprès de plus de 600 PME et TPE des secteurs marchands non agricoles. Parmi la moitié de ces entreprises qui prévoient de relever les salaires cette année, 63% estiment que l’augmentation sera supérieure à la moyenne des trois années avant la crise du Covid-19, et 33% de la même ampleur. Au sein de l’autre moitié, qui n’augmentera pas les salaires, 57% affirment avoir des résultats insuffisants pour le faire, mais 48% disent vouloir «privilégier l’octroi de rémunérations annexes au salaire» comme des primes, de l’intéressement ou de la participation.

Hausses des prix de vente en 2022

D’autre part, une majorité (58%) de dirigeants de PME et de TPE «prévoient d’augmenter leurs prix de vente en 2022», toujours selon le baromètre qui précise que parmi eux, 88% envisagent une hausse de leurs prix supérieure à celle des trois dernières années avant la crise. Pour les PME, qui représentent 30% de l’emploi du secteur marchand en France (hors agriculture et finance), «on a aujourd’hui un peu plus de hausses de prix que de salaires, ce qui montre qu’il n’y a pas encore d’ajustement automatique» des salaires sur les prix pouvant entraîner une spirale inflationniste redoutée par certains économistes, a expliqué à l’AFP Baptiste Thornary, responsable des études économiques chez Bpifrance. Selon l’enquête, les hausses de prix anticipées sont ainsi en moyenne de 3,8% tandis que les augmentations prévues de salaires n’atteignent en moyenne que 2,2%.

Dégradation de leurs marges

Néanmoins, 34% des dirigeants de PME/TPE anticipent une dégradation de leur marge cette année, mais pour les trois quarts d’entre eux, il s’agira «d’une dégradation légère», rapporte Baptiste Thornary. Cette dégradation sous-tend une hausse des coûts hors salaires supérieure à la hausse des prix de vente pour les PME, dont la situation de trésorerie reste confortable mais «s’est dégradée au cours des derniers mois», d’après l’enquête.

Enfin, l’investissement «resterait dynamique en 2022», avec 59% des dirigeants de PME/TPE qui comptent investir, contre seulement 55% il y a un an.

La moitié des TPE/PME comptent augmenter les salaires en 2022