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Le ministère du Travail réfléchit en revanche à des assouplissements des règles sanitaires pour les personnes vaccinées.

Au travail, les Français ne sont pas près de tomber le masque. Son port, qui est «systématique au sein des entreprises dans les lieux collectifs clos» selon le dernier protocole sanitaire publié par le gouvernement, devrait encore être obligatoire à la rentrée de septembre, prévient la ministre du Travail Élisabeth Borne.

«Jusqu’à présent, on n’a pas de perspective de supprimer le masque en entreprise. On évaluera en fonction de la situation sanitaire et de la vaccination», précisait ainsi la ministre jeudi dans le journal de 13h de France Inter. L’obligation du port du masque s’est globalement assouplie ces dernières semaines: elle a notamment été levée à l’extérieur le 17 juin. Mais en entreprise, le port du masque reste à ce stade systématique dans les lieux collectifs clos, comme les open spaces. Il doit en outre être associé à une distanciation d’au moins un mètre avec ses collègues.

Assouplissement pour les personnes vaccinées

Quelques exceptions à cette règle: un salarié qui travaille seul dans son bureau a le droit d’enlever son masque, de même que des personnes travaillant dans un atelier, qui peuvent faire respecter une distanciation de deux mètres, et qui bénéficie de bonnes conditions d’aération. Par ailleurs, les salariés qui travaillent en extérieur ont également le droit de tomber le masque, mis à part en cas de regroupement.

L’encadrement du port du masque reste donc contraignant. Mais le ministère du Travail envisage désormais des assouplissements des règles sanitaires pour les personnes vaccinées. «On est en train de réfléchir à cette situation : si tout le monde est vacciné, est-ce qu’on peut assouplir ? Ce sont des réflexions qui sont en cours,» a ainsi précisé Élisabeth Borne.

L’objectif de ces assouplissements: «encourager les Français à se faire vacciner,» ajoute la ministre. Le gouvernement s’attaque, ces derniers jours, au problème du «plafond de verre» vaccinal. Le rythme des primo injections de vaccins contre le coronavirus ralentit. Il faut donc trouver des mesures incitatives ou coercitives pour encourager davantage de Français à consentir à la vaccination. L’exécutif envisage ainsi de rendre la vaccination obligatoire pour les soignants, ou de ne plus rembourser les tests PCR de ceux qui choisissent de multiplier les tests plutôt que de se faire vacciner.

Le port du masque en entreprise restera d’actualité en septembre, selon Élisabeth Borne