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Le ministre a toutefois laissé la porte ouverte à «des mesures spécifiques» pour les automobilistes qui n’ont pas de solutions alternatives.

Les prix à la pompe atteignent à nouveau des records, pesant chaque jour un peu plus sur le budget des Français. Invité ce lundi matin sur France Info, le ministre de l’Économie a longuement mis en avant les mesures prises par le gouvernement pour lutter contre cette inflation des dépenses contraintes (prix de l’électricité limité à 4%, indemnité inflation de 100 euros…), mais a exclu de faire un geste supplémentaire sur la fiscalité des carburants : «ce n’est pas la bonne solution», a fermement insisté Bruno Le Maire. Le ministre a toutefois fait une timide ouverture vers les automobilistes qui n’ont pas de solutions alternatives : «des mesures spécifiques pour ceux qui doivent prendre leur véhicule pour aller travailler», sont envisageables, a tenu à rassurer l’occupant de Bercy.

EDF, un service public

Si les mesures de lutte contre l’inflation réjouissent une grande partie des Français, les entreprises en première ligne s’inquiètent. C’est le cas d’EDF, que l’État contraint à racheter de l’électricité pour la revendre moins cher. Une opération évaluée à «8 milliards d’euros» , selon la direction du groupe. Une citation qui n’a pas ému Bruno Le Maire, qui s’est interrogé sur le rôle de l’entreprise : «s’agit-il d’un service public, pour aider les Français, ou bien d’une entreprise dont le seul but est le profit», a fait semblant de s’interroger le ministre, «moi j’opte pour la première réponse». Au passage,il en a profité pour rappeler que l’État a été présent pour EDF quand la structure a traversé des périodes difficiles : «Je n’ai pas entendu beaucoup de remerciements à l’époque», a-t-il lâché.

Autre dépense contrainte, l’alimentaire. Après la baguette à 29 centimes, Leclerc a annoncé vouloir vendre le kilo de porc à deux euros. Trois fois moins cher que les prix du marché. L’ancien ministre de l’agriculture, s’est interrogé sur le bien-fondé de cette politique, rappelant que «les producteurs doivent vivre».

Ces différents freins à l’inflation ne suffiront pas à régler la question du pouvoir d’achat qui s’impose chaque jour un peu plus comme le sujet majeur de préoccupation des Français. Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a ainsi appelé à mieux répartir les fruits de la croissance qui a atteint plus de 6,25% en 2021. Une fois n’est pas coutume, Bruno Le Maire a expliqué «être d’accord avec ce constat», du leader syndical. Il a notamment incité les branches à faire un effort particulier sur les salaires les plus modestes. Il a cependant exclu de recourir à la contrainte, comme le demandait la CFDT.

Il n’y aura «pas de baisse de fiscalité sur les carburants», assure Bruno Le Maire