les vols jusqu’à 25% moins chers qu’une année «normale»

Alors qu’elles craignaient la désertion des passagers dans leurs avions, les compagnies aériennes ont tiré les prix vers le bas pour attirer des voyageurs.

Certes, tous les voyants ne sont pas au vert pour voyager cet été. La reprise de l’épidémie, notamment en Grande Bretagne mais aussi en Tunisie, au Portugal, en Israël ou en Russie, n’incite pas à l’optimisme. Pourtant, au cœur de cet étrange été s’est glissée une bonne nouvelle, plutôt inattendue jusque-là : le prix des trajets en avion est considérablement moins élevé qu’en 2019, année qui a servi de référence pour une enquête menée par le comparateur de vols Skyscanner pour le JDD.

Dans le détail, un aller-retour pour l’Espagne, depuis la France, vaudra 158 euros au mois de juillet et 190 euros au mois d’août, contre respectivement 193 euros et 224 euros il y a deux ans, soit des baisses entre 15% et 18%. Pour un voyage en Grèce, il faudra compter cette année 313 ou 364 euros pour un aller-retour en juillet ou en août. C’est 9 à 10% de moins qu’en 2019. Pour la Tunisie, qui a dû récemment reconfiner une bonne partie de son territoire, les tarifs sont passés de 444 euros en août 2019 à 335 euros en 2021, soit une baisse de 25%. Pour l’Italie enfin, la baisse est également comprise entre 24% et 26% selon que le départ se fait en juillet ou en août (136 euros ou 166 euros cette année, 177 euros ou 225 euros en 2019). Une seule destination estivale échappe à cette règle : la Corse, pour laquelle le tarif des liaisons en avion est passé de 218 euros en 2019 à 241 euros cette année.

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Le roi du Maroc intervient en personne

Les compagnies aériennes semblent avoir tout misé sur le remplissage de leurs avions, quitte à rogner sur leurs marges. «La priorité numéro un était de refaire voyager les gens, a expliqué Nicolas Henin, le directeur général adjoint de Transavia. Notre intérêt est plus que jamais de faire voler nos avions et nos équipages.» Dans certains pays, le sujet est parfois remonté jusqu’aux plus hautes sphères : au Maroc, le roi Mohammed VI est intervenu lui-même pour mettre fin aux tarifs qu’il jugeait trop élevés de la compagnie Royal Air Maroc. D’après le JDD, en une nuit, après avoir mis en place des vols low-cost pour rejoindre le pays, 120.000 billets ont été vendus… De quoi donner des idées aux autres compagnies.

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