Le livreur Colis Privé repousse son introduction en Bourse

Le service de livraison français aux particuliers Colis Privé a reporté son introduction en Bourse et la réalisera désormais «dans les prochains mois», en raison des conditions de marché, selon une déclaration transmise lundi à l’AFP. Le groupe avait vu son document d’enregistrement être approuvé par l’Autorité des marchés financiers en juin, marquant ainsi la première étape avant son entrée sur le marché Euronext.

«Nous avons eu de très bons premiers contacts avec les investisseurs que nous avons rencontrés ces dernières semaines et nous sommes confiants dans la poursuite de notre projet. Au vu des conditions actuelles de marché, nous préférons lancer l’introduction de Colis Privé dans les prochains mois», explique Colis Privé dans sa déclaration.

Tentative de rachat d’Amazon

Le groupe, qui revendique 233,8 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020 et un Ebitda courant de 21,5 millions d’euros, dit avoir livré quelque 64 millions de colis sur l’année écoulée en s’appuyant sur environ 3.100 livreurs. «Ce projet d’introduction en Bourse constitue un tournant majeur, qui ouvre un nouveau chapitre du développement du groupe et nous permet d’accélérer notre déploiement en France et à l’international pour faire de Colis Privé Group un champion de la logistique e-commerce en Europe», avaient souligné les deux fondateurs, Eric Paumier et Frédéric Pons, dans un communiqué publié en juin.

En France, Colis Privé dispose d’un réseau logistique composé de quatre plateformes nationales mécanisées et 101 agences, et couvrait en février 2021 90% de la population française par des livraisons à J+1 et 100% pour les livraisons à J+2. Il vise en outre un réseau de 4.700 relais Colis Privé à la fin de l’année.

Le groupe travaille notamment avec 174 acteurs de l’e-commerce, dont Amazon, Alibaba ou Veepee, et entend lancer au second semestre des activités en Belgique, au Luxembourg et au Maroc. En 2016, Amazon avait échoué à racheter ce groupe «pour des raisons extérieures» à sa volonté, les médias spécialisés évoquant alors l’instruction d’un dossier par l’Autorité de la concurrence, saisie dans cette affaire comme à chaque opération importante de concentration.