Hausse des cas en Europe, l’OMS veut un meilleur suivi de l’Euro… Le point sur la pandémie

Attention à ne pas baisser la garde face au virus : c’est l’avertissement répété ces dernières semaines par les autorités, alors que nombre de pays allègent les restrictions et renouent avec une vie normale à l’approche des vacances d’été. En Europe, les cas de Covid-19 ont recommencé à augmenter la semaine dernière après dix semaines consécutives de recul, a annoncé ce jeudi la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur fond de montée du variant Delta plus contagieux, et alors que le passe sanitaire européen entre en vigueur ce jeudi. 

La pandémie est loin d’être terminée et a fait au moins 3 940 888 morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles mercredi en milieu de journée. Les Etats-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts, 604 698, que de cas. Le Brésil, qui compte 518 066 morts, est suivi par l’Inde (398 454), le Mexique (232 803) et le Pérou (192 163). 

  • Tests payants pour les touristes étrangers à partir du 7 juillet

Les tests de détection du Covid-19 deviendront « payants dès le 7 juillet pour les touristes étrangers » venant en France, a affirmé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal aux Echos mis en ligne mercredi soir. Ils seront facturés « à hauteur de 49 euros pour les PCR et 29 euros pour les antigéniques », a ajouté Gabriel Attal, pour qui « c’est une question de réciprocité sachant que ces tests sont payants dans la plupart des pays pour les Français qui voyagent ». 

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Gabriel Attal, qui avait estimé lundi qu’il fallait « s’interroger » sur cette question, a rappelé que « les touristes qui viennent chez nous sont évidemment soumis au passe sanitaire ». Plus largement, la question du déremboursement des tests PCR dits « de confort » « va évidemment se poser pour la rentrée » pour les Français, a-t-il répété. 

  • Rebond des cas en Europe, l’OMS veut un meilleur suivi de l’Euro

Les cas de Covid-19 ont recommencé à augmenter la semaine dernière en Europe après dix semaines consécutives de recul, a annoncé ce jeudi la branche européenne de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur fond de montée du variant Delta plus contagieux. « Il y aura une nouvelle vague dans la région européenne, sauf si nous restons disciplinés », a affirmé le directeur de l’OMS Europe Hans Kluge lors d’une conférence de presse en ligne. 

Interrogée sur les inquiétudes liées aux derniers matches de l’Euro de football alors que les cas augmentent dans des villes organisatrices (Londres, Bakou et Saint Pétersbourg), l’OMS Europe a appelé à mieux suivre les spectateurs, pas seulement dans les stades. Après dix semaines de baisse des cas, la semaine dernière, le nombre de cas a augmenté de 10% dans la région Europe, qui compte 53 pays, en raison selon Hans Kluge « de l’augmentation des brassages, des voyages, des rassemblements et de l’assouplissement des restrictions sociales ». 

  • Une vaccination obligatoire des soignants pourrait être annoncée avant septembre, selon Attal

Le gouvernement pourrait annoncer avant septembre une obligation des soignants à se faire vacciner contre le Covid-19, pour « anticiper » avant une possible quatrième vague, a indiqué ce jeudi son porte-parole Gabriel Attal. Les consultations sur le sujet annoncées mercredi par le Premier ministre Jean Castex avec les associations d’élus locaux et les présidents de groupes parlementaires permettront « y compris d’aborder la question du calendrier », a-t-il précisé sur LCI. 

« Sur le calendrier il n’y a absolument rien de figé, et je pense que tout est possible », a-t-il dit. Car à partir du moment où se faire vacciner nécessite deux doses « plus quinze jours » avant que la seconde injection soit pleinement efficace, « dès lors que vous annoncez une obligation », il faut « anticiper » et « donner un peu de visibilité pour que les personnes puissent se faire vacciner » dans les délais impartis. L’annonce d’une obligation pour les soignants pourrait donc intervenir avant septembre ? « Absolument », a-t-il répondu 

  • La décrue continue en France

La décrue se poursuit dans les hôpitaux avec moins de 8500 malades du Covid hospitalisés mercredi, dont 1204 en réanimation, au plus bas depuis plus de huit mois, selon les chiffres officiels. Dans les hôpitaux 8451 malades du Covid étaient enregistrés dont 158 nouveaux patients admis ces dernières 24 heures, selon les données de Santé publique France. Ils étaient 8627 la veille et 9771 une semaine auparavant. 

Même décrue dans les services de soins critiques, réservés aux malades les plus gravement atteints, avec 1204 patients hospitalisés dont 31 nouvelles admissions en un jour. A titre de comparaison, les services de « réa » comptaient 1250 malades la veille et 1509 sept jours auparavant. En 24 heures, 25 patients sont décédés à l’hôpital, contre 28 un jour plus tôt, portant le total des décès à plus de 111 111 personnes depuis le début de l’épidémie en mars 2020. 

Du côté des contaminations, 2457 nouveaux cas ont été détectés sur les dernières 24 heures. Le taux de positivité, qui représente le nombre de tests positifs par rapport à l’ensemble des tests réalisés, demeure à 0,8% sur les sept derniers jours. Côté vaccination, 33 896 012 personnes ont reçu au moins une première dose de vaccin contre le Covid-19 et 22 785 561 ont désormais un schéma vaccinal complet, selon les données du ministère de la Santé mercredi. 

  • Efficacité décevante pour le vaccin CureVac

Le vaccin développé par le laboratoire allemand CureVac n’est efficace qu’à 48% pour prévenir le Covid-19, un taux bien plus faible que les autres vaccins à ARN messager, qui rend incertain l’avenir de ce produit déjà commandé en masse par l’Union européenne. Annoncés mercredi soir, ces résultats définitifs des essais cliniques à grande échelle du laboratoire allemand étaient prévisibles après la publication mi-juin d’analyses intermédiaires décevantes. 

Chez les participants à l’essai, le candidat-vaccin a démontré une efficacité globale de 48% (83 cas dans le groupe vacciné, 145 dans le groupe placebo) contre le Covid-19, « quelle que soit sa gravité », a indiqué dans un communiqué le laboratoire. Le laboratoire met en cause la propagation rapide des nouveaux variants. 

  • Le passe sanitaire européen entre en vigueur

L’UE espère relancer un tourisme figé par la pandémie de coronavirus avec un passe sanitaire à compter de ce jeudi pour les voyageurs, malgré des campagnes de vaccination inégales et la menace du variant Delta. Vacciné, guéri ou testé négatif au Covid-19, il faudra à partir de jeudi montrer patte blanche pour franchir les frontières européennes, en utilisant le nouveau « passe sanitaire » désormais indispensable pour voyager dans 33 pays du Vieux continent, même si les règles varient selon les destinations et les pays d’origine. 

Ce précieux sésame devrait donner une bouffée d’oxygène à l’industrie du tourisme, mise à genoux par la pandémie : selon l’ONU, l’effondrement du tourisme international pourrait entraîner une perte de plus de 4000 milliards de dollars pour le PIB mondial sur les années 2020 et 2021, soit une fois et demi le PIB français. 

  • Indonésie : restrictions d’urgence contre la vague montante

L’Indonésie va imposer des « restrictions d’urgence » cette semaine face à une forte vague d’infections au Covid-19, a annoncé le président Joko Widodo ce jeudi alors que le système de santé du pays est proche de la rupture. Les nouveaux cas d’infection ont atteint des records ces dernières semaines dans l’archipel d’Asie du Sud-Est, atteignant 21.000 par jour et les autorités ont confirmé la propagation de variants particulièrement contagieux. 

« Cette situation nous a forcés à prendre des mesures plus strictes (…) j’ai décidé d’imposer des restrictions en urgence », a indiqué à la télévision le chef de l’Etat. Les restrictions seront appliquées à partir de samedi et jusqu’au 20 juillet dans la capitale Jakarta, l’île de Java et celle de Bali, les plus touchées par l’épidémie, a-t-il indiqué. 

  • Le Grand Tunis en confinement partiel

Les autorités tunisiennes ont placé la capitale Tunis en confinement partiel à partir de ce jeudi, interdisant les rassemblements alors que le nombre de nouveaux cas et de décès atteint un niveau record dans le pays. Les fêtes publiques, manifestations sportives et culturelles ou encore les prières collectives sont interdites jusqu’au 14 juillet dans les quatre régions composant le Grand Tunis, ainsi que dans les villes balnéaires de Sousse et Monastir (est). 

Le couvre-feu a été prolongé, de 20 heures à 5 heures, tandis que les cafés et restaurants ne pourront plus servir qu’en terrasse ou à emporter, selon les décisions des gouverneurs mises en ligne tard mercredi. Ces décisions s’ajoutent au confinement total décidé le 20 juin dans quatre régions de l’intérieur du pays particulièrement touchées par la pandémie, les gouvernorats de Béja (nord-ouest), Siliana, Zaghouan (nord) et Kairouan (centre). 

  • Confinement au Bangladesh

Un confinement très strict entre en vigueur jeudi au Bangladesh, frappé par une augmentation « alarmante et dangereuse » des cas de Covid-19 selon les autorités. La majorité des 168 millions d’habitants du pays devront rester chez eux, sauf urgences ou pour acheter des produits de première nécessité. 

  • Euro : 2000 résidents écossais contagieux

Les autorités sanitaires écossaises ont recensé près de 2000 cas de Covid-19 chez des personnes qui avaient assisté à des événements liés à l’Euro de football, en plein débat autour de la tenue des demi-finales et de la finale au stade londonien de Wembley. 

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  • AstraZeneca fabriqué en Inde pas accepté dans l’UE

La version indienne du vaccin d’AstraZeneca n’est pas autorisée dans l’UE en raison de la possibilité de « différences » avec l’original, a déclaré l’Agence européenne des médicaments. L’Union africaine s’est plainte que la non-reconnaissance par l’UE du vaccin Covishield, fabriqué en Inde à moindre coût, pourrait être préjudiciable aux populations d’Afrique où il est largement utilisé. 

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