Warner s’offre le DJ David Guetta pour 100 millions de dollars

La Major va récupérer les futurs tubes et ceux des 20 dernières années de l’icône française du clubbing.

Warner Music vient de s’offrir un «frenchie» qui fait danser le monde entier. À 53 ans, le DJ David Guetta a accepté de céder son «œuvre» prolifique à la major et empoché un gros chèque au passage. Le deal est d’envergure: il porte sur le catalogue de créations enregistrées par le DJ français à succès durant les deux dernières décennies, ainsi que sur ses futurs titres. Concrètement, c’est désormais la maison de disques qui touchera les royalties générées par les anciens et prochains tubes de l’artiste.

Si les détails financiers de l’accord n’ont pas été divulgués, le Financial Times a rapporté jeudi que le montant de la transaction était supérieur à 100 millions de dollars, citant une personne proche du dossier. D’autres sites avancent un chiffre compris entre 100 et 150 millions dollars.

Figure des soirées parisiennes, notamment aux mythiques Palace et Bains Douches dans les années 90, David Guetta est rapidement devenu un pilier des nuits d’Ibiza, la Mecque de la musique électronique. L’icône française du clubbing, qui a remporté deux Grammy Awards, a acquis le statut de poids lourd international de la musique grâce à ses collaborations avec des stars telles que Rihanna, Sia, Justin Bieber, Bruno Mars ou encore Nicki Minaj.

Bob Dylan a cédé ses droits à Universal

Le Français a déjà une carrière bien remplie. Il a écoulé au total 50 millions de disques et cumule à ce jour 14 milliards de streams. Il est actuellement le huitième artiste le plus écouté au monde par les utilisateurs de la plateforme de streaming audio Spotify.

David Guetta n’est pas le premier à vendre les droits de ses tubes. Il y a quelques mois, Bob Dylan a cédé l’intégralité de son catalogue à Universal Music Publishing pour un montant estimé à 300 millions de dollars. Le chanteur américano-canadien Neil Young et le duo derrière Blondie ont aussi signé des accords, tout comme Shakira.

L’intérêt retrouvé pour le secteur de la musique, relancé par le streaming, a fait flamber les prix et incite les artistes à céder leurs droits. De leur côté, les majors et les fonds d’investissement y voient l’opportunité de se constituer des revenus sur le long terme. À chaque utilisation d’une chanson dans une publicité, un film ou même sur les réseaux sociaux tels Instagram, TikTok, YouTube, Twitch… les détenteurs de droits touchent en effet des royalties.