Les distributeurs vent debout face à EGalim 2

Cette loi destinée à protéger le revenu des agriculteurs limite la faculté des enseignes à obtenir des baisses de prix lors des négociations annuelles avec les industriels.

Les distributeurs craignent de faire les frais d’EGalim 2, votée jeudi soir à l’Assemblée nationale en première lecture. La première version de cette loi entrée en vigueur en 2019 a échoué à améliorer significativement le revenu des agriculteurs. Les députés ont donc remis, avec le soutien du gouvernement, l’ouvrage sur le métier. Ils ont voté jeudi soir des dispositions qui encadrent de façon beaucoup plus stricte les négociations tarifaires annuelles entre agriculteurs, industriels et distributeurs.

La mesure fondamentale de la version 2 d’EGalim consiste à sanctuariser les prix agricoles, et donc les revenus des agriculteurs. Les prix payés aux producteurs augmenteront désormais automatiquement en fonction d’indicateurs de production. En cas de hausse des cours, les producteurs ne seront donc plus les seuls à subir l’inflation de leurs coûts: ils pourront les répercuter en aval.

Les industriels ont dès lors craint d’être pris en étau entre des prix agricoles qu’ils ne pourraient plus négocier

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