Le danger du «confort perpétuel» des taux bas

DÉCRYPTAGE – Ils ne resteront pas éternellement aussi bas. Si rien n’est fait pour réduire la dépense publique, la hausse des taux placera la France dans une situation financière délicate.

Les perspectives de reprise ne font pas disparaître les débats autour de la soutenabilité de la dette. Il y a ceux qui voient les taux d’intérêt continuer à rester bas encore longtemps – lesquels ont beaucoup baissé avec les rachats de dettes publiques des banques centrales. Et ne voient donc pas de problème au niveau de dette actuel en raison des dépenses inédites consenties pour parer aux conséquences du Covid, puisque cela ne nous coûte rien aujourd’hui et que cela soutient l’économie. L’ex-chef économiste du FMI Olivier Blanchard répète à l’envi qu’«avoir une dette à 60 % avec un taux d’intérêt à 10 % est une politique dangereuse ; avoir une dette plus élevée avec un taux de 0 % ne pose aucun problème.» Les charges d’intérêt de la dette sont, il est vrai, aujourd’hui bien moins élevées que lorsqu’elle atteignait 90 % du PIB.

Et puis il y a ceux qui alertent sur les dangers de laisser l’endettement s’envoler à ce point – rappelant que, à près de 118 %, la France atteint son plus haut

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