deux mois après le gel, vignerons et arboriculteurs font le bilan

TÉMOIGNAGES – Les dégâts liés au gel sont sévères et soulignent, selon les exploitants, l’importance de s’adapter à des aléas climatiques appelés à se répéter.

Plus de deux mois après les épisodes de gel d’avril et alors que le ministère de l’Agriculture vient de sortir une première estimation chiffrée des dégâts, viticulteurs et arboriculteurs font le bilan de ces gelées particulièrement violentes. Malgré quelques signes d’espoir, les récoltes resteront fortement affectées. Les préoccupations des agriculteurs se portent désormais sur le long terme pour s’adapter à des phénomènes météorologiques extrêmes de plus en plus récurrents.

D’après les chiffres du ministère de l’agriculture, les agriculteurs les plus touchés par les gelées d’avril sont les arboriculteurs qui devront s’attendre à un recul de la récolte de 62% par rapport à 2020 pour les cerises, de 42% pour les pêches et les nectarines et de 43% pour les abricots. Des chiffres sévères, pour les «producteurs [qui] sont passés par toutes les phases : angoisse, joie, faux espoir» ces deux derniers mois, raconte Stéphanie Prat, la directrice de la Fédération des producteurs de fruits. Cette

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