Le Québec interdira la vente de voitures neuves à essence à partir de 2035

La province canadienne du Québec a annoncé qu’elle interdirait la vente de nouvelles voitures particulières à essence à partir de 2035, annonçant ainsi la transition vers les véhicules électriques et la réduction les émissions de gaz à effet de serre.

Selon les propos du premier ministre François Legault, l’interdiction dans la deuxième province la plus peuplée du Canada sera assortie d’un plan de 6,7 milliards de dollars canadiens (4,3 milliards d’euros) sur cinq ans pour l’aider à atteindre son objectif de réduction de ses gaz à effet de serre de 37,5% d’ici 2030, par rapport aux niveaux de 1990.

L’interdiction alignera le Québec sur d’autres juridictions comme la Californie, où se situe le plus grand marché automobile américain, qui a annoncé en septembre un passage aux véhicules électriques à partir de 2035.

Brian Kingston, président de l’Association canadienne des constructeurs de véhicules, a réagi à cette annonce sur Twitter et a déclaré : « Les consommateurs ont besoin de plus de soutien pour acheter de nouveaux VZZ (véhicules à zéro émission), et non des interdictions sur les véhicules à combustion interne. »

Investir dans les véhicules zéro émission

La province canadienne de la Colombie-Britannique a déjà décidé d’éliminer progressivement les voitures et les camions fonctionnant au carburant sur une période de deux décennies. L’interdiction totale de leur vente ou de leur location entrera en vigueur en 2040.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a promis des mesures radicales pour lutter contre les changements climatiques et stimuler la croissance économique, notamment rendre les véhicules zéro émission plus abordables et investir dans des bornes de recharge à travers le pays.

Alors que la pandémie de coronavirus l’a forcé à se concentrer davantage sur l’aide d’urgence pour aider les entreprises et les gens à traverser la récession, le gouvernement s’est engagé à réduire les émissions nettes d’ici 2050 et devrait commencer à affecter des investissements avant Noël et un budget distinct au début de l’année prochaine.