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Alors que le déploiement du nouveau réseau fixe se poursuit à marche forcée, la question de l’arrêt du cuivre pose de plus en plus de questions.

Les abonnés à l’ADSL vont-ils être privés de téléphone et de connexions Internet du jour au lendemain ? La réponse est nette : non. Du moins pas tout de suite. À terme, l’arrêt du service qui repose sur le vieux réseau cuivre de l’ex-France Télécom est bel et bien programmé, une fois la bascule vers la fibre achevée. Tout est donc une question de timing.

Orange devrait remettre son plan pour l’arrêt du cuivre (ou décommissionnement, selon l’expression consacrée) à l’autorité des télécoms début décembre. L’Arcep le soumettra à consultation. Les parties prenantes sont nombreuses. Les autres opérateurs utilisent le réseau cuivre d’Orange pour commercialiser leurs propres offres ADSL, les collectivités locales sont soucieuses de pérennité et de la qualité du service….

Peu à peu les opérateurs vont donc arrêter de commercialiser les offres cuivre. Un consommateur qui vient de déménager dans une zone couverte par la fibre n’aurait donc d’autre choix que de souscrire à la fibre, exit l’ADSL. De même, un consommateur souhaitant changer d’opérateur devrait obligatoirement opter pour la fibre. Parallèlement à l’arrêt de la commercialisation, la fermeture technique du réseau cuivre se profile. Les opérateurs, à commencer par Orange, n’ont aucune envie de financer deux réseaux fixes ad vitam aeternam. C’est effectivement une aberration sur le pan économique, mais aussi environnemental, puisque la fibre consomme environ trois fois moins d’énergie que le cuivre pour des débits trois à quatre fois supérieurs (en moyenne).

Plus de 3 millions de lignes cuivre arrêtées

Dans les faits, l’arrêt du cuivre a déjà commencé. Des tests sont menés sur tour le territoire. La petite commune de Lévis-Saint-Nom en région parisienne a été la première à basculer entièrement à la fibre. Peu à peu, la fermeture commerciale du cuivre gagne du terrain. Depuis octobre, plus de 3 millions de locaux (entreprises et foyers) ne peuvent plus prétendre à une connexion au cuivre. Rapidement «11 à 12 millions de locaux seront concernés», a expliqué Nicolas Guérin, secrétaire général d’Orange, lors du colloque Trip Avicca vendredi matin.

Ne plus réparer le cuivre ?

Sur le fond, les quatre opérateurs nationaux sont d’accord : il faut arrêter le cuivre. La question des modalités se pose. «Il pourrait y avoir une étape de fin de support. On arrête de réparer le cuivre en cas de panne», a proposé Laurent Lagagnier, Directeur de la Réglementation et des relations avec les collectivités d’Iliad, la maison mère de Free. Orange, qui dépense «des dizaines de millions d’euros par an» pour reposer du cuivre (notamment quand les câbles sont volés) pourrait être tenté. Bouygues Telecom est vent debout, prônant par la voix de sa secrétaire générale Liza Bellulo «le maintien de la qualité du cuivre».

Pour les opérateurs, la question de l’arrêt du cuivre pose davantage de questions sur le plan commercial que technique : comment convaincre les clients récalcitrants? Ceux qui ne répondent pas aux sollicitations, ne veulent pas quitter le cuivre pour la fibre, même si les abonnements sont au même prix? Ceux qui n’en voient tout simplement pas l’intérêt? La question est posée. La balle est dans le camp du régulateur.

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la fibre va-t-elle être imposée à tous les Français ?