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Ils sont soupçonnés d’avoir émis des rapports complaisants sur la tenue d’élections dans des pays tiers. Cinq députés européens français issus du groupe d’extrême droite Identité et Démocratie sont placés sur la « liste noire » du Parlement européen, dévoile le site EUobserver.com ce lundi. Parmi eux, Thierry Mariani, la tête de liste malheureuse du RN aux élections régionales en Paca, ainsi qu’Hervé Juvin, Philippe Olivier, Jean-Lin Lacapelle et Virginie Joron, avance le site. 

Selon EUObserver.com, ils ont été sanctionnés après avoir observé des scrutins en Crimée annexée par la Russie et au Kazakhstan et réalisé des rapports de complaisance, rapporte le site. Ces « surveillances fictives » étaient faites à l’invitation de gouvernements hôtes autocratiques lors de voyages tous frais payés quelques jours avant la tenue d’élections. Joint par Le Monde, le 6 mai dernier, Thierry Mariani s’était défendu, soulignant que « tout est transparent », avant d’ajouter que « la puissance invitante est bien la Russie, et nous donnons le détail des frais pris en charge dans la déclaration transmise au Parlement européen ». 

Les députés européens français ne sont pas les seuls à être concernés. Trois autres eurodéputés figurent sur cette « liste noire », selon le site EUobserver.com. Ils appartiennent de leur côté au groupe d’extrême gauche Gauche unitaire européenne/Nordic Green Left (GUE/NGL). Les deux hommes politiques irlandais sont Clare Daly et Mick Wallace. Il y a également l’Espagnol, Manu Pineda, qui est allé observer les élections en Equateur ou au Venezuela.  

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« C’est un problème urgent de grande importance »

D’autres députés européens ont reçu des avertissements et pourraient être ajoutés à cette « liste noire » comme Leïla Chaibi, de la France Insoumise, selon EUobserver.com, précisant qu’elle serait épinglée pour des pratiques similaires en Equateur et au Venezuela. Mais la députée européenne a déploré dans un communiqué « des accusations mensongères reprises plusieurs fois sur les réseaux sociaux qui visent à porter atteinte à sa dignité et à l’intégrité de son mandat de députée européenne ». Si elle s’est bien rendue en Equateur, en revanche, elle n’a jamais effectué de mission d’observation électorale au Venezuela ». 

« C’est un problème urgent de grande importance », affirme au site EUobserver Stefanie Schiffer, la cheffe de l’ONG European Platform for Democratic Elections documentant cette pratique. « Cela concerne également les députés nationaux d’Europe et cela se fait de manière systématique à grande échelle « , dit-elle. Elle estime à 5000 le nombre de faux observateurs invités au dernier scrutin présidentiel russe. 

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Comme le précise l’Obs, cette inscription sur « liste noire » signifie qu’il sera interdit à ces députés européens de participer à d’autres missions officielles d’observation des élections du Parlement européen jusqu’à la fin de cette année. 

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