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Avant la rencontre sous haute tension entre Biden et Poutine, Genève semble transformée en forteresse. Même si la ville est rompue aux ballets diplomatiques, cet événement d’ampleur nécessite un déploiement de force titanesque pour établir la fameuse bulle de protection entre les présidents américain et russe. 

Quelque 4000 policiers, militaires et autres personnels de sécurité ont été mobilisés pour s’assurer que tout se déroulera sans accroc. Depuis plus d’une semaine, le parc et la villa La Grange, où Joe Biden et Vladimir Poutine doivent se retrouver pendant quelques heures ce mercredi, sont entourés de barrières métalliques couronnées de fil de fer barbelé. 

L’entrée fortifiée de la Villa La Grange à Genève, le 14 juin 2021.

SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP

L’armée en soutien

Tout le quartier et les alentours sont bouclés et les bateaux de la rade ont interdiction de sortir, sous peine de se retrouver nez à nez avec des vedettes armées. Et ce ne sont là que les mesures les plus visibles, comme le sont les grappes de soldats suisses devant les représentations russe et américaine – qui ne sont qu’à quelques centaines de mètres l’une de l’autre – venues épauler la police diplomatique de Genève, chargée de la protection extérieure des nombreuses ambassades de la ville. 

Des forces spéciales de la police suisse à bord d’un bateau à moteur sur le lac de Genève, le 15 juin 2021.

SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

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Non loin de l’ONU, et à quelques dizaines de mètres seulement de la représentation russe, c’est l’iconique hôtel Intercontinental qui a été transformé en forteresse pour accueillir Joe Biden. Il a passé la nuit en ville avant le sommet. Vladimir Poutine n’arrivera que ce mercredi, à temps pour la rencontre. 

« Le travail de la police genevoise est titanesque, vous l’avez constaté. Ils peuvent compter sur le soutien de l’armée, des autres polices cantonales et des partenaires locaux pour la mise en oeuvre de ce dispositif gigantesque. Sans une coopération efficace et de tous les instants, la sécurité d’une telle rencontre ne pourrait être assurée », a souligné Stéphane Theimer, vice-directeur de la police fédérale suisse.  

Un office de police bloque l’accès à la route menant à l’hôtel Intercontinental, où le président Biden est installé, à Genève, le 15 juin 2021.

SEAN GALLUP / GETTY IMAGES EUROPE / GETTY IMAGES VIA AFP

Espace aérien interdit

Environ 95% des policiers genevois sont sur le pont, avec 900 policiers en renfort venus d’ailleurs en Suisse. L’armée de l’air suisse a la charge d’assurer la police du ciel au cas où l’espace aérien interdit dans un rayon de 50 kilomètres serait violé. Des batteries anti-aériennes sont également en place. 

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Pour mieux marquer l’importance accordée à la tenue de ce sommet, Viola Amherd, la conseillère fédérale (ministre) chargée de la Défense, était présente mardi après-midi sur l’aérodrome militaire de Payerne « afin d’assister à l’engagement des forces aériennes pour assurer la sécurité de l’espace aérien durant le sommet entre Biden et Poutine », a indiqué une porte-parole du département de la Défense à l’AFP. Pour éviter de se retrouver coincé par les gigantesques convois présidentiels, la ville a appelé les Genevois à travailler de chez eux. 

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