LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Des scientifiques ont dévoilé mercredi une technique permettant de révéler les imperfections ajoutées au montage d’une vidéo truquée et qui altèrent l’empreinte digitale des images.

Des scientifiques de Facebook ont présenté mercredi 16 juin une méthode qui doit permettre, grâce à l’intelligence artificielle (IA), de débusquer les «deep fake», ces images truquées hyperréalistes, ainsi que de déterminer leur origine. Les «deep fake» posent problème sur Internet car ils peuvent servir à manipuler les internautes ou à diffamer, en faisant dire ou faire à des personnes des choses qu’elles n’ont pas dites ou faites. Ces montages reposent sur des technologies d’intelligence artificielle.

«Notre système va faciliter la détection des deeep fake et le pistage des informations associées», ont indiqué dans un communiqué Tal Hassner et Xi Yin, deux chercheurs du réseau social qui ont travaillé sur le sujet avec la Michigan State University. Leur méthode doit fournir «des outils pour mieux enquêter sur les incidents de désinformation coordonnée qui ont recours à des deep fake», ont-ils assuré.

Pour mettre au point leur système, ils ont utilisé la technique dite de «rétro-ingénierie», qui consiste à déconstruire la fabrication d’un produit ou, dans ce cas, d’une vidéo ou d’une photo. Leur logiciel repère des imperfections ajoutées au montage, qui altèrent l’empreinte digitale des images. En photographie, cette empreinte permet d’identifier le modèle d’appareil photo utilisé. En informatique, «elle peut servir à identifier le système de génération qui a servi à produire le trucage», expliquent les scientifiques.

Microsoft a présenté l’année dernière un logiciel qui peut aider à repérer les «deep fake» photo ou vidéo, l’un des nombreux programmes conçus pour combattre la désinformation avant l’élection présidentielle américaine. Fin 2019, Google avait rendu publics des milliers de «deep fake» vidéo réalisés par ses équipes pour les mettre à disposition des chercheurs qui veulent développer des méthodes de détection des images manipulées.

Facebook dit progresser dans la détection des images manipulées ou «deepfake»