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Pas de défiance, pas d’agacement, mais plutôt un sentiment de sécurité. Voilà ce dont témoignent les quelques Français expatriés à Sydney et interrogés, ce dimanche, par L’Express. Le gouvernement australien a choisi, samedi, de reconfiner la plus grande ville du pays, (5,3 millions d’habitants) après la découverte d’une trentaine de cas de contamination au variant Delta, souche plus contagieuse du coronavirus. 

Au total, plus de 110 personnes ont été testées positives cette semaine dans le pays. Elles avaient toutes été en contact avec un chauffeur qui conduisait des équipages de compagnies aériennes de l’aéroport de Sydney jusqu’aux hôtels de quarantaine.  

Malgré ces nouvelles mesures peu réjouissantes, la vie semble tout de même paisible pour ceux qui ont choisi de vivre à des milliers de kilomètres de la France. « Il fait beau, on peut faire des pique-niques dans les jardins, aller se baigner… », rigole Marion, qui voyage en Australie depuis un an et demi. Un confinement en demi-teinte donc, dans une Sydney sous cloche, sans limitation de temps à l’extérieur. Une aubaine, alors que la météo est au beau fixe. 

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« On mène une vie normale »

Pendant deux semaines, les habitants ne peuvent sortir que pour acheter les biens essentiels, obtenir des soins médicaux, faire de l’exercice, aller à l’école ou au travail s’ils ne peuvent pas travailler à domicile. Toute personne dans le pays qui s’est également rendue à Sydney depuis le 21 juin doit aussi s’isoler pendant quatorze jours. 

« On mène une vie normale », assure Sébastien, qui vit et travaille à Sydney depuis six ans. Les restrictions n’ont pas empêché cet employé d’un magasin de vélo de participer à une course cycliste, ce dimanche matin, qui réunissait 200 personnes, dans le respect des règles anti-Covid. « On fait tous très attention. Gel hydroalcoolique, départs par groupes de neuf personnes et masque obligatoire jusqu’au moment de partir. »  

L’Australie a plutôt bien limité la propagation du Covid-19, en pratiquant notamment des confinements locaux stricts, dès que plusieurs cas de contamination étaient découverts. 

« On préfère largement cette attitude à ce que l’on constate en France. »

Tracing gouvernemental

Tracer et confiner immédiatement pour contenir le virus, la méthode du gouvernement australien a porté ses fruits : l’Australie a été parmi les pays qui ont le mieux contrôlé l’épidémie avec seulement 910 décès et 30 000 cas pour 25 millions d’habitants. Un tracing assumé par l’État et respecté par les Australiens et les expatriés, qui ont largement adopté la version australienne de l’application Tous Anti Covid, obligatoire pour se rendre dans des lieux accueillant du public. « Ça prend trente secondes de se signaler, grâce à un QR code », explique Sébastien. 

En cas de suspicion de cluster, les pouvoirs publics communiquent sur les lieux fréquentés par les personnes contaminées et se met en relation avec chaque personne susceptible d’avoir été en contact. « En Australie, c’est vraiment ‘action-réaction’, continue Marion. On ne peut que constater que ça porte ses fruits. »  

« C’est un système qui marche, insiste Sébastien. En Australie, il y a très peu de réfractaires aux mesures gouvernementales. Je me sens vraiment en sécurité. » 

Un tracing de l’État qui ne semble pas déranger : « De toute façon, dès qu’on allume notre téléphone portable, nous sommes tracés par des entreprises privées, ce serait hypocrite de ne pas être d’accord alors que cette méthode a sûrement évité pleins de morts. Autant que la collecte de données soit utile », ironise Hugo, arrivé en Australie en janvier 2020.  

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Backpacker (touriste itinérante, NDLR) avec son conjoint, Marion n’a plus qu’à prendre son mal en patience avant de reprendre la route : « On a vu les effets positifs d’un confinement rapide, on se dit que dans deux semaines ça ira, on préfère largement cette attitude à ce que l’on constate en France. » 

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