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Une étude réalisée par Tacotax compare l’impôt sur le revenu moyen à la qualité des services publics dans chaque région.

«Mais où vont mes impôts ?» : la question est souvent sur les lèvres des contribuables insatisfaits de la qualité des services publics. Si l’on considère l’impôt comme un investissement, dans quelle mesure est-il rentable ? C’est précisément ce qu’une étude réalisée par l’entreprise Tacotax a cherché à savoir en attribuant un score de rentabilité de l’impôt à chaque région française. Quel rang occupe votre région ? Le Figaro vous le dévoile.

C’est au nord du pays que les contribuables peuvent se réjouir. À la première place, la région des Hauts-de-France affiche un impôt sur le revenu moyen de 777 euros par an et par personne, soit le montant le plus faible parmi les régions de France métropolitaine. La qualité du service public – transport, éducation, santé, services de l’État – y est cependant excellente : la région obtient un score de rentabilité de 98, soit le plus élevé du classement. En seconde position et manquant de deux points la première place, la région Normandie affiche un score de rentabilité de l’impôt de 96, avec un impôt moyen par habitant de 803 euros. Sur la dernière marche du podium et plus éloignée des deux autres, on retrouve la Bourgogne-Franche-Comté.

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Les disparités entre certaines régions sont considérables. La grande perdante de ce classement est sans conteste la région Île-de-France avec un score de 34. Une place qui s’explique par la richesse de la région qui contribue davantage au budget de l’impôt avec en moyenne 2285 euros prélevés par habitant – la moyenne française est située à 993 euros. La qualité du service public reste toutefois «très bonne». Avant dernière, la région Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA) obtient un score de 54 points. L’impôt prélevé y est assez élevé (1217 euros par an en moyenne) : la région est dynamique économiquement et bénéficie des déménagements des «retraités aisés» qui viennent embellir leurs vieux jours sous le climat ensoleillé, précise Rodrigue Menegaux, cofondateur de Tacotax. Malgré cette forte contribution, le niveau du service public y est «moyen», plombé par le faible nombre de logements sociaux notamment.

Quid des Outre-Mer ?

Les départements d’Outre-Mer sont malheureusement absents de ce classement. Leur intégration aurait faussé l’analyse selon Rodrigue Menegaux « dans ces régions, les niveaux de rentabilité de l’impôt sont deux fois supérieurs au maximum calculé pour les régions de métropole». Des disparités qui s’expliquent par une très forte redistribution qui vise à compenser les handicaps économiques et géographiques de ces régions : «éloignés de la métropole, les habitants d’Outre-Mer doivent faire face à un marché du travail peu dynamique et à des prix de denrées de base particulièrement élevés» détaille l’étude.

Si la redistribution profite en premier lieu aux départements d’Outre-Mer, elle bénéficie également aux régions de la métropole. C’est d’ailleurs, pour Rodrigue Menegaux, le fait notable de l’étude : « le niveau de service public est satisfaisant en France dans toutes les régions grâce à la redistribution et à la solidarité des régions» constate l’entrepreneur. «En ces temps compliqués par l’épidémie de Covid-19, cette solidarité est particulièrement importante» ajoute son associé Aldric Emié.

Précisions sur la méthodologie

L’étude réalisée par Tacotax définit la «rentabilité» de l’impôt en comparant l’impôt sur le revenu moyen par habitant et par an, à la qualité du service public de sa région. Pour définir le niveau du service public, Tacotax a calculé un score basé sur le nombre d’infrastructures (écoles, hôpitaux, logements sociaux) et le nombre de fonctionnaires par habitant.

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Dans quelle région est-il le plus «rentable» de payer ses impôts ?