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Alors que la Grande-Bretagne connait le plus fort taux d’infection au Covid-19 en Europe Occidentale, avec une moyenne de 45 000 nouveaux cas par jour, soit environ dix fois plus qu’en France, le gouvernement de Boris Johnson se lance dans la course contre la montre du “Booster” – autrement dit la campagne de rappel de vaccination. On s’en souvient, le pays avait été le premier au monde à vacciner sa population, début décembre 2020. Un succès dû à l’énergie et la logistique hors pair déployées par le NHS, système de santé britannique, véritable joyau de la Couronne. 

Stratégie risquée

Onze mois plus tard, celui-ci fait face à un nouveau défi : offrir une troisième dose aux plus de 50 ans ayant reçu leur deuxième injection, voici plus de six mois. Car, avec la fin du port obligatoire du masque dans les transports et autres lieux bondés et la fin de la distanciation sociale, en juillet dernier, Boris Johnson a, contrairement à ses homologues européens, misé toute sa stratégie de sortie de pandémie sur la vaccination. Une stratégie de plus en plus décriée par les épidémiologistes et immunologistes du pays, qui le supplient de réintroduire à tout le moins le port du masque dans les transports, le télétravail pour ceux qui le peuvent et la création d’un passe sanitaire pour les réunions de masse.  

Rendez-vous en avance

Pour le moment, Boris Johnson balaie leurs suppliques d’un revers de main, et a chargé son très énergique ministre de la santé Sajid Javid de gagner la bataille du Booster d’ici à Noël. Omniprésent dans les médias, celui-ci a annoncé ouvrir les prises de rendez-vous à l’avance pour permettre à tous les plus de 50 ans, vulnérables ou non, de recevoir leur dose booster dès le lendemain de leur période de six mois de vaccination. 10 millions de personnes sont concernées en Angleterre. Jusqu’ici, les Britanniques devaient attendre que les six mois soient révolus avant d’avoir accès au service de rendez-vous, et souvent patienter encore au moins un mois avant d’être injectés. Ils risquaient ainsi de voir leur immunité plonger et d’être contaminés avant le booster salvateur.  

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Seul un ado sur six est vacciné

Depuis les annonces de Sajid Javid, les réservations de créneaux pour la dose de rappel sont en nette hausse. Selon Amanda Pritchard, sa directrice, le NHS a même passé la vitesse supérieure, avec 300 000 injections de booster par jour depuis jeudi dernier. Au même moment, la Grande Bretagne doit rattraper son retard dans la vaccination des adolescents de 12 à 15 ans qui n’a commencé que fin septembre, contre le mois de juin en France. Aujourd’hui, seul un jeune adolescent britannique sur six est immunisé, soit 564 000 sur 2,8 millions. En revanche, 75% des 16-18 ans sont déjà protégés par le vaccin. Le NHS est donc mis à nouveau à contribution pour sortir le pays de la crise. Sans doute la raison pour laquelle le ministre de l’économie britannique, Rishi Sunak a annoncé aujourd’hui une manne de 6 milliards de livres sterling supplémentaires pour aider le NHS à faire face à la pression. Un des points noirs du service de santé depuis 18 mois : la liste d’attente pour les opérations non urgentes s’est en effet allongée en raison de la pandémie. Aujourd’hui, 5,7 millions de britanniques prennent leur mal en patience. Vacciner ou opérer, telle est la question. Pour le moment, la priorité est au Booster. 

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