LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Un logement à vendre plus de 14.000 euros le m²? On est forcément à Paris. Raté! Un indice? Au bord de la mer. À Biarritz? Non, en Normandie. Deauville alors? Pas davantage. Si ce bien ne se trouve ni dans une métropole, ni dans une grande cité balnéaire, où se cache-t-il? À Villers-sur-Mer, dans le Calvados (14). Moins connue que sa «grande sœur» deauvillaise, cette petite commune d’à peine 4000 habitants (voir la carte ci-dessous) a au moins le mérite d’être située en bord de mer. Voilà pourquoi sa population décuple fréquemment l’été. Et c’était déjà le cas avant le Covid.

» LIRE AUSSI – Immobilier: les Français en quête d’un équilibre entre la ville et la campagne

La crise n’a fait qu’accentuer l’engouement pour ces petites villes en bord de mer. C’est l’un des enseignements de ces 15 derniers mois: le Covid a rebattu les cartes du marché immobilier. Bien sûr les traditionnelles Biarritz, Deauville, Arcachon ou Cap d’Agde gardent la mainmise sur les résidences secondaires en bord de mer mais les petites communes voire les villages commencent à jouer des coudes. Et les prix de l’immobilier peuvent aussi flamber dans ces contrées proches de Paris (moins de 2 heures en voiture). Même si, pour l’heure, ces logements vendus à des tarifs parisiens restent rares. D’où leurs prix! «C’est un bien d’exception rarissime à la vente», peut-on d’ailleurs lire sur l’annonce de l’appartement de Villers-sur-Mer.

Appartement étriqué avec vue sur la mer

Et pourtant, il ne s’agit pas d’une maison, très prisée en ce moment par les Français. Mais d’un appartement de seulement 34 m² (33,96 m² loi Carrez) à vendre 477.000 euros! «En parfait état», ce bien installé au dernier étage (voilà pourquoi il ne fait que 33,96 m² en loi Carrez – surface au sol diminuée des zones avec une hauteur sous plafond de moins d’1,8 m comme les combles, des passages de portes, des épaisseurs de murs et cloisons, des cages d’escalier… – et 44 m² en surface habitable) campe dans une «superbe villa», «avec une terrasse sur la mer, un accès direct à la plage». Autant de critères qui feront oublier la petitesse du logement? À voir. Car vivre dans un appartement étriqué avec vue sur la mer est tout de même un sacré dilemme! Surtout lorsqu’il fait un temps à ne pas mettre un chien dehors. On se rappelle alors aux mauvais souvenirs des mois où on a été confinés dans son petit appartement. Et on se dit qu’on n’a pas posé ses valises à la mer pour en acheter un autre.

» LIRE AUSSI – Confinement: les prix de l’immobilier ont-ils explosé en Normandie?

Pour acheter plus grand, cap encore plus à l’ouest. En Bretagne plus précisément où une petite ville d’environ 10.000 habitants, bien connue des touristes étrangers, a toujours autant la cote. C’est Dinard (35), près de Saint-Malo (voir ci-dessous). Les prix de l’immobilier s’en ressentent. Là aussi, ils peuvent dépasser allégrement les 10.000 euros le m². C’est le cas d’un 123 m², «face à la plage de l’écluse, entièrement rénové» mis en vente plus d’1,4 million d’euros.

» LIRE AUSSI – Cette annonce immobilière délirante à 100 milliards qui enflamme le web

Plus au sud de la région (voir ci-dessous), les prix peuvent aussi donner le tournis dès qu’on prononce le mot «mer». «Dans une résidence de grand standing sécurisée», un 165 m² est à vendre plus d’1,7 million d’euros, à Carnac, petite commune morbihannaise où les annonces immobilières se multiplient et les résidences secondaires sont monnaie courante (71%). Plus inattendu, un 2 pièces de 47 m² à Vannes, «avec vue sur le port», est sur le marché au prix de 561.600 euros! Mais là encore il faudra se serrer.

Un 34 m² à vendre 14.000 € le m² dans une petite cité balnéaire normande