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L’essentiel du déficit reposera sur la branche maladie, qui devrait finir l’année avec une nouvelle perte record de 31 milliards d’euros.

Les dépenses de santé très importantes liées à la lutte contre le Covid et à la montée en charge des mesures du «Ségur de la santé» plombent les comptes de la Sécurité sociale en 2021. Alors que la loi de finances avait prévu un déficit de 35,8 milliards d’euros (en baisse par rapport à 2020), le trou de la Sécu s’aggraverait en réalité de 2,6 milliards d’euros cette année, pour atteindre 38,4 milliards d’euros. Il resterait au même niveau «exceptionnellement élevé de 2020», selon le rapport de la commission des comptes de la Sécurité sociale consulté par Le Figaro.

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Le rebond de l’activité économique qui soutient la masse salariale et fait entrer des cotisations dans les caisses est effacé par la progression des dépenses. Celles-ci continuent d’augmenter en raison principalement d’une réévaluation des dépenses exceptionnelles pour faire face à la crise sanitaire (troisième vague épidémique, tests, vaccination) et des mesures en faveur des établissements de santé et médico-sociaux.

Amélioration du côté des recettes

Les dépenses couvertes par l’objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam) seraient ainsi supérieures de 9,6 milliards d’euros à l’objectif voté. Elles atteindraient 235 milliards d’euros en 2021, soit une progression de 17,1% par rapport à la situation d’avant-crise (2019) à périmètre courant (16,4 % à périmètre constant du fait de la création de la branche autonomie). En 2021, le déficit de l’Assurance-maladie se creuserait encore à 31 milliards, après 30,4 milliards en 2020.

Côté recettes, la situation va mieux, mais pas dans tous les secteurs. Si les prévisions de recettes s’améliorent sur les revenus d’activité du secteur privé (+6,2 milliards d’euros) et les recettes fiscales (+3,6 milliards), elles sont en revanche en baisse chez les travailleurs indépendants (-3,3 milliards), du fait d’hypothèses de revenus 2020 des artisans et commerçants revues à la baisse et d’une hausse du provisionnement d’un milliard pour risque de non-recouvrement.

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